j'avance dans le grand air
l'immensité du monde m'étouffe
ils vont ils viennent, indifférents
à mon trouble intérieur...
s'ils entendaient ne serait-ce que les murmures de mon âme
ils se boucheraient les oreilles pour se proteger les tympans
je la vois s'asseoir à côté de moi
derrière mon masque mon vrai visage se contracte de douleur
et mon corps tout entier sécoue le joug de mon âme
elle me sourit et me blesse à la fois, de sa beauté tranchante
chacun de mes souffles est une agonie tant qu'elle est là
et dans sa sincère ignorance elle me tue à petit feu
et les jours passent, aussi identiques que des clones
mon âme tient toujours les rennes
et mon corps qui veut mais qui ne peut
le tic tac de mon horloge biologique a cessé
car cela fait un bail que j'ai cesé de vivre
par predator
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je vis dans un grand chateau médiéval, aux murs rongés par le temps et dans lequel je ne cesse d'aller et venir.
dehors, c'est la verte prairie luxuriante avec ce beau soleil, ces chants d'oiseaux...toute cette vie qui
déborede et qui m'appelle...
ce chateau, c'est mon âme repliée sur elle-même.
par predator
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